Étude The Economist


Pour mieux comprendre les impacts économiques de la longévité, AXA, en partenariat avec The Economist Intelligence Unit, publie le rapport « A silver opportunity? Rising longevity and its implications for business », une enquête internationale conduite auprès de 583 cadres sur les risques et les opportunités que l’allongement de la durée de la vie engendre pour les entreprises.
L’intégralité de ce rapport est téléchargeable gratuitement http://www.eiu.com/sponsor/axa/longevity


Des opportunités économiques

Quasiment toutes les entreprises approchées s’attendent à accroître leurs ventes à destination des seniors dans les 5 prochaines années.

3 constats :
  • Toutes les entreprises approchées considèrent la longévité comme un enjeu structurant à long terme
  • Les petites entreprises semblent plus réactives et innovantes que les grandes en termes de création de nouveaux produits et services pour les seniors
  • Les grandes entreprises sont plus à même de commercialiser les produits de niches et de former leurs forces de vente sur ce segment

Des politiques RH à réinventer

Dans les 5 prochaines années, les entreprises vont devoir gérer l’impact de l’allongement de la durée de la vie en matière de gestion des ressources humaines.

Elles observeront d’une part un nombre de départs à la retraite important et donc une perte de compétences significative; de l’autre, un déclin de la productivité moyenne à mesure que s’accroît l’âge moyen des travailleurs.

  • 31 % des entreprises s’attendent à gérer une proportion significativement plus élevée de seniors
  • 45 % ont anticipé l’impact des évolutions de personnel sur leur activité

Face au déclin potentiel de la productivité, les entreprises vont d’abord rechercher à limiter les pertes en anticipant davantage la question du transfert de compétences des salariés seniors vers les jeunes actifs.

Les cadres interrogés s’inquiètent :
  • des coûts croissants des retraites et des soins de santé (premier motif d’inquiétude pour les entreprises américaines),
  • de la perte de compétences consécutive aux départs à la retraite,
  • et, pour les entreprises européennes avant tout, de l’inadéquation entre l’âge moyen des personnes concevant les produits et l’âge moyen des consommateurs, avec le risque d’une incompréhension des besoins et de la demande des seniors.

1/3 des entreprises ne sont pas adaptées en termes de ressources humaines à maintenir – ou accueillir – une main d’œuvre de seniors :

  • Seuls 18 % des cadres déclarent travailler dans une entreprise disposant d’une politique dédiée aux salariés seniors
  • Seuls 11 % des cadres jugent leur entreprise efficace dans l’instauration d’une politique RH spécifique aux seniors
  • 13 % pensent que leur entreprise le fait correctement
  • Les petites entreprises sont plus promptes à retenir leurs salariés seniors
  • 79 % des cadres sondés acceptent de travailler plus longtemps, dans la mesure où leur travail est flexible
  • 1/3 seulement d’entre eux le ferait pour une raison financière

Comment répondre à ces nouveaux besoins ?

  • Certaines entreprises profitent directement de ce changement démographique, telles les industries pharmaceutiques, touristiques mais également les services financiers et les entreprises agro-alimentaires.
  • Nombre d’entreprises devront faire des choix stratégiques et s’adapter à cette population en innovant spécifiquement pour elle (par exemple, des voitures plus petites mais équipées de technologies spécifiques comme l’aide à la conduite, etc.) et en facilitant son indépendance.


Note
A silver opportunity? Rising longevity and its implications for business est publié par The Economist Intelligence Unit et parrainé par AXA.
Ce rapport étudie les risques et les opportunités auxquels les entreprises sont confrontées face aux évolutions démographiques, tant au niveau de leur personnel qu’en raison de la nature changeante de la demande des consommateurs. Dans le cadre de cette étude, The Economist Intelligence Unit a réalisé une enquête internationale auprès de 583 cadres pendant les mois de janvier et février 2011.
Cette enquête couvre une large gamme de secteurs dont les services financiers, IT, technologiques, de santé, pharmaceutiques ainsi que les services professionnels. Toutes les tailles d’entreprises sont représentées : 56 % affichent des chiffres d’affaires annuels inférieurs à 500 millions de dollars et 35 % des chiffres d’affaires d’au moins 1 milliard de dollars. Toutes les personnes interrogées occupent des fonctions de management, un peu plus de la moitié (55 %) étant des dirigeants de niveau C ou des cadres de direction. Pour compléter les résultats de cette enquête, The Economist Intelligence Unit s’est également appuyée sur une large étude documentaire ainsi que sur des entretiens approfondis avec différents experts et cadres.


En savoir plus

The economist report



Global Forum for Longevity
1ères rencontres du lundi 28 mars 2011


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